22 avr.-1 juil. 2019 Paris (France)

Axe 1. Chercheurs associés : sujets divers proposés par les départements > Histoire

Cf. aussi les thèmes : Sciences, Sciences humaines

4.  Les armoriaux peints manuscrits (XVe-XVIIIe siècles)

Le Département des manuscrits de la BnF possède une des plus importantes collections au monde de recueils d’armoriaux peints du Moyen Âge et de l’époque moderne. Ces recueils eurent un très grand succès à partir du XVe siècle, même si quelques exemples antérieurs existent, parfois connus par des copies postérieures. Par leur variété (armoriaux généraux, de familles, de régions, de tournois, d’ordres de chevalerie, de personnages réels ou imaginaires), ils permettent de jeter un regard original sur l’histoire sociale et culturelle de l’Europe, notamment du royaume de France. Très sollicités et fragilisés, ils ont été microfilmés en noir et blanc, un support peu adapté à ce type de document où la couleur a une place primordiale. Un premier ensemble de 200 armoriaux (hors Armorial général de France déjà en ligne) a été numérisé en couleur en 2013 et versé dans Gallica. Cette mise en ligne offre une matière extrêmement précieuse pour les chercheurs et nécessite d’être suivie d’une refonte des notices et d’une étude globale de la collection.

Volumétrie : environ 250 volumes, à préciser durant l’étude et à compléter par des investigations dans les autres fonds (NAF et érudits en particulier).

Pistes de recherche : les armoriaux offrent des pistes de recherches variées alliant l’histoire du livre (typologie et réalisation des volumes), l’histoire sociale et politique (identification des commanditaires, raisons de cette commande) et l’histoire culturelle (image de la société que renvoient les armoriaux, devenir des armoriaux dans les bibliothèques érudites à partir de la fin du XVIe siècle).

Contact : Isabelle le Masne de Chermont, directrice du département des Manuscrits.

Mél : isabelle.le-masne-de-chermont@bnf.fr

Référent scientifique : Maxence Hermant, chargé de collections : manuscrits médiévaux

Mél : maxence.hermant@bnf.fr

 

5. Fonds saint-simoniens inédits

Deux fonds saint-sinomiens peuvent faire l'objet de recherches.

  • Le fonds Pereire : le fonds, qui s’insère dans les riches collections saint-simoniennes de la bibliothèque de l’Arsenal, comporte de nombreux éléments de correspondance ainsi que des papiers d'affaires de Émile (1800-1875) et Isaac Pereire (1806-1880) dans les années 1860-1870. Ces archives documentent l'apogée de la carrière politique et économique des deux frères qui furent, dans leur jeunesse, d'ardents saint-simoniens.

Volumétrie : 3 boîtes de correspondance et des photographies

  • Les papiers Arlès-Dufour (fonds Chabrières) : ce fonds comporte des papiers et des souvenirs familiaux de François Barthélémy Arlès-Dufour (1797-1872), ancien saint-simonien, exécuteur testamentaire du « père » de la religion saint-simonienne Barthélémy Prosper Enfantin. On y trouve des papiers documentant la carrière d'Arlès en politique et dans les affaires, ainsi que des documents personnels montrant, notamment, son intérêt pour l'homéopathie, médecine nouvelle à laquelle les saint-simoniens se sont intéressés. On y retrouve également quelques lettres des années militantes, mettant à jour les relations extra-conjugales de certaines saint-simoniennes avec le « père », qu'Arlès a probablement soustraites au legs fait à la bibliothèque de l'Arsenal par Enfantin à sa mort en 1864.

Volumétrie : 7 boîtes d'archives et plusieurs volumes d'estampes et de photographies ainsi que des objets.

Pistes de recherche : étudier l’évolution sociale concrète d’acteurs de la religion saint-simonienne et leur implication dans la société et l’économie.

Contact : Olivier Bosc, directeur de la bibliothèque de l’Arsenal

Mél : olivier.bosc@bnf.fr

 

6. Femmes, enseignement et histoire (XIXe–XXe siècle)

Étude de l'enseignement de l'histoire par les historiennes à partir de plusieurs acquisitions récentes inédites de la bibliothèque de l’Arsenal. Parmi les archives à étudier, plusieurs journaux intimes et correspondances féminines (particulièrement Mme de Duras et ses filles), un cours d’histoire rédigé en 1791-1792 par une préceptrice pour son élève ou les papiers de Suzanne Citron.

Pistes de recherche : l’enseignement et en particulier l’enseignement de l’histoire pour ou par les femmes.

Contact : Olivier Bosc, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal

Mél : olivier.bosc@bnf.fr

 

7.  Les pratiques commémoratives et mémorielles au travers de la Grande Guerre sur le web

La BnF met à la disposition des chercheurs les « archives de l’internet » (cf. infra le thème « Internet ») constituées de sites web du domaine français collectés et conservés dans le cadre du dépôt légal d’internet. Pour l’essentiel issues de collectes annuelles de l’ensemble du web français, elles sont complétées par des collectes ciblant plus particulièrement certaines thématiques.

Parmi les collectes ciblées, celle de « la Grande guerre sur le web», lancée en 2013, et menée jusqu’en 2019, a pour objet de recenser les sites et blogs évoquant la Première Guerre mondiale dans une perspective mémorielle ou commémorative qu’elle soit institutionnelle et inscrite dans les actions officielles autour du Centenaire ou relevant d’initiatives privées ou plus locales. Le web 14-18 suscite nombre d’interrogations chez les chercheurs et les professionnels de la médiation numérique : proposées en avril 2015 par la mission du Centenaire, les Rencontres du web 14-18 ont par exemple réuni les grands acteurs du web et les spécialistes de la Première Guerre mondiale pour échanger et s'interroger sur la manière dont internet a modifié la perception de la Grande Guerre. La collecte « Grande Guerre sur le web » organisée par la BnF a déjà alimenté des recherches comme « Le devenir en ligne du patrimoine numérisé : l’exemple de la Grande Guerre », projet de recherche conduit par la BnF, la BDIC et Télécom ParisTech dans le cadre du Labex Les Passés dans le présent.

La collecte « Grande Guerre sur le web » constitue donc pour les chercheurs (historiens, anthropologues, sociologues, etc.) un corpus exceptionnel pour analyser la manière dont le web appréhende la question de l’histoire et de la mémoire, à travers des pratiques commémoratives et mémorielles institutionnalisées, encouragées et médiatisées d’une part, et des pratiques associatives ou personnelles d’autre part.

Volumétrie : plus de mille sites ont été collectés entre 2013 et 2017. Ils ont fait l’objet d’une indexation par émetteurs, thématiques principales, et lieux géographiques.

Pistes de recherche :

  • le lexique de la Grande Guerre sur internet. Comment la Première Guerre mondiale et son centenaire sont-ils évoqués sur internet ? De quels registres sémantiques relève cette évocation ? Est-on davantage du côté de l’histoire ou de la mémoire ? De la science ou de l’émotionnel ? ;
  • en quoi internet influence-t-il la patrimonialisation de la Grande Guerre? La présence en ligne des acteurs du Centenaire crée-t-elle une émulation ? Comment les canaux traditionnels de patrimonialisation sont-ils revisités grâce au web ? ;
  • diversification ou uniformisation du web 14-18 ? La numérisation et la mise en ligne de nombreuses sources ayant trait à la Première Guerre mondiale entraînent-elles une diversification des sites autour de 14-18 ou au contraire une uniformisation autour de quelques modèles institutionnels ou privés ? De nouvelles thématiques apparaissent-elles au rythme des différents événements commémorés (Verdun, mutineries, etc.) ?

Ce travail permettrait également la valorisation de ces collections numériques à travers la constitution de corpus commentés consultables dans les salles de lecture de la BnF.

Contact : Fabien Plazannet, directeur du Département philosophie, histoire, sciences de l’homme

Mél : fabien.plazannet@bnf.fr

Référent scientifique : Agnès Sandras, chargée des collections d’histoire de France

Mél : agnes.sandras@bnf.fr

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